DALIDA ET SES DEBUT DANS LA CHANSON

DALIDA ET SES DEBUT DANS LA CHANSON
A la recherche de nouveaux talents pour son Music Hall, Bruno Coquatrix remarque Dalida à la Villa d'Este et au Drap d'Or (restaurants-cabarets parisiens). Il lui suggère de participer à un concours pour amateurs: « Les numéros 1 de demain », organisé à l'Olympia. Sont présents Bruno Coquatrix, directeur des lieux, Eddie Barclay, jeune producteur de disques, et Olivier Viau, directeur des programmes d'Europe 1 et Lucien Morisse désirant assister au concours.Ce dernier, subjugué par la beauté de Dalida, la convoque dans ses bureaux de la rue François 1er quelques jours plus tard ...(Il lui dira: " Je vous attendais." Elle répondra: " Moi aussi je vous attendais.") Elle enregistre rapidement son premier 45 tours : "Madona". Devant ce demi-échec et un deuxième disque Le torrent qui n'a guère été plus efficace, Lucien Morisse pense avoir déniché LE titre qui sera la marque de fabrique de Dalida : Bambino. Guaglione en italien était prévu pour la vedette en place, Olivier Viau. Il bloque la chanson et la fait enregistrer en une nuit ! Résultat des courses : une chanson vendue à 1 million de 45 tours, un an au hit-parade et un disque d'or. Lucien Morisse invente le matraquage, Bambino passe toutes les heures à l'antenne ! Sur sa lancée, Dalida partage, quelques semaines plus tard, la même scène de l'Olympia, en première partie du spectacle de Charles Aznavour puis en vedette américaine de Gilbert Bécaud.

Lucien Morisse, qui l'épousera par la suite, prend sa carrière en main et en fait rapidement une immense vedette populaire, grâce à des succès comme Bambino, qui la lance en 1956, Come prima, Gondolier, Romantica, bientôt suivis par les Enfants du Pirée, Ciao, ciao bambina, L'Arlequin de Tolède, Itsi bitsi petit bikini...

En 1969, Arnaud Desjardins lui fait découvrir la philosophie orientale. Elle hésite à arrêter sa carrière. Elle décide finalement de continuer à chanter mais change de répertoire et interprète Avec le temps de Léo Ferré et Je suis malade de Serge Lama.
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# Posté le dimanche 29 avril 2007 13:46

DALIDA ET LES DRAMES DE SA VIE...

DALIDA ET LES DRAMES DE SA VIE...
en dépit de cette fabuleuse réussite, la chanteuse n'est guère heureuse dans sa vie privée. Un enchaînement de drames personnels (courte liaison avec l'acteur et peintre Jean Sobieski , suicide de Luigi Tenco, le nouvel homme de sa vie, lors du Festival de Sanremo en 1967, puis ceux de Lucien Morisse, son ex-mari, en 1970, de l'ami chanteur Mike Brant en 1975, en 1983, de Richard Chamfray, dit Comte de St-Germain, son compagnon pendant neuf ans et un avortement échoué qui entraînera une stérilité) la pousse à une tentative de suicide en 1967 quelques jours après Tenco.
Cette période de crise correspond à un changement d'orientation dans sa carrière. Elle élargit son répertoire avec des chansons à texte (« Avec le temps », de Léo Ferré), obtient un succès mondial avec « Gigi l'amoroso » et « Il venait d'avoir dix-huit ans », se convertit sans complexe et avec un succès inattendu au disco, le remake de « J'attendrai » en 1976, remporte un grand succès, tourne avec talent dans le film de Youssef Chahine, Le Sixième Jour (1986) et joue même les meneuses de revue, façon Mistinguett, au Palais des sports (1979-1980). Quelques temps avant l'élection présidentielle de 1981, elle entame une liaison avec François Mitterrand, ce qui valut à celui-ci d'être surnommé par ses détracteurs "Mimi l'Amoroso". Elle est l'une des artistes à lui apporter son plus grand soutien à l'investiture suprême.

Mais, cachant de plus en plus difficilement le désespoir qui l'habite sous le bonheur exprimé par ses chansons, elle se suicide dans sa maison de la rue d'Orchampt dans le quartier de Montmartre le 3 mai 1987. Elle est inhumée au cimetière Montmartre.

A l'occasion du vingtième anniversaire de sa mort en 2007, de nombreux hommages lui seront rendus par la publication d'ouvrages, comme Dalida, tu m'appelais petite soeur... de Jacqueline Pitchal, et par le biais de la télévision.
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# Posté le dimanche 29 avril 2007 13:52

LE MYTHE "DALIDA"

LE MYTHE "DALIDA"
Depuis sa disparition, elle est devenue une vraie référence pour la jeune génération de chanteuses. Elle ne cesse de fasciner toutes les catégories : le cinéma, les chansons Charles Aznavour avec sa chanson De la seine à la scène et même la télévision avec un mini feuilleton Dalida en deux parties diffusés en 2005 réalisée par Joyce Buñuel avec Sabrina Ferilli dans le rôle titre. De même qu'une place porte son nom à Paris non loin de la rue d'Orchampt où elle résidait. Les festivités seront nombreuses lors du vingtième anniversaire de son départ en 2007. La mairie de la ville de Paris consacre, dans ses murs, une exposition d'images et de sons pour se remémorer cette grande chanteuse, qui fut aussi une représentante de la capitale. Dalida a vendu 170 millions de singles et d'albums à travers le monde.

(la photo: sa tombe au cimetière de Montmartre)
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# Posté le dimanche 29 avril 2007 13:56

DALIDA ET SES PLUS GRANDS TITRES

DALIDA ET SES PLUS GRANDS TITRES
1956 Bambino
1958 Come Prima, Gondolier
1959 Ciao, Ciao Bambina
1960 Itsi bitsi petit bikini, Les enfants du Pirée, Ô Sole Mio, Romantica
1962 La leçon de Twist, Le petit Gonzalès
1965 La Danse de Zorba
1966 Bang Bang
1967 Ciao Amore, Ciao
1968 Le temps des fleurs
1970 Avant de te connaître, Darla Dirladada
1971 Avec le temps
1973 Il venait d'avoir 18 ans, Je suis malade, Paroles... Paroles...
1974 Gigi l'Amoroso
1975 Et de l'amour... de l'amour, J'attendrai, La Mamma
1976 Besame Mucho, La vie en rose
1977 Amoureuse de la vie, Salma Ya Salama
1978 Génération 78
1979 Comme disait Mistinguett, Helwa Ya Baladi, Il faut danser reggae, Monday, Tuesday... Laissez-moi danser, Quand on n'a que l'amour
1980 À ma manière, Chanteur des années 80
1981 Americana
1982 Ensemble, La chanson du Mundial '82
1983 Mourir sur scène

...Et bien d'autres encore

# Posté le dimanche 29 avril 2007 14:54

Modifié le samedi 26 avril 2008 09:06

HOMMAGE DE LINE RENAUD A DALIDA

HOMMAGE DE LINE RENAUD A DALIDA
« Moi je viens d'Armentières
Et toi tu viens du Caire.
Mais la géographie, dit, qu'est-ce que ça peut faire ?

Notre pays à nous, sur aucun planisphère,
Est situé sur la scène, là, devant les lumières.
Tu viens du soleil, et je viens de la pluie.
Mais qu'est-ce que ça peut faire, dit, la géographie ?


Les artistes après tout viennent d'un même pays
Où l'on vit dans les rêves, où l'on rêve sa vie.
Tu me manques souvent, tu me manques Dali.
Je pense à Toi, je crois, chaque jour de ma vie.


Les plumes, les paillettes, les chansons, les bravos,
Ça sert à consoler quand on a le c½ur gros.
Au music-hall on va pour chercher du courage,
Pour trouver de la force, éviter les naufrages.


Mais qui séchait tes larmes après ton tour de chant,
Après les ovations, les applaudissements ?
Le spectacle finit qui t'écoutait vraiment ?
Ton désespoir à Toi n'était pas d'ornements.
Qui pouvait apaiser ta douleur infinie ?
Je pense à toi, je crois, chaque jour de ma vie.


Viens Dali, viens, écoute, voici quelques nouvelles.
Si le monde est moins bleu, la vie est toujours belle.
Si je ne descends plus mon fameux escalier,
C'est qu'il était trop vieux, je l'ai mis de côté.


Mon Loulou est parti et Maman après lui.
Mais je vis avec eux chaque jour de ma vie.
Comme je vis avec Toi, comme vivent avec Toi
Tous ceux qui t'ont aimée et qui ne t'oublient pas.


Tant que l'on est vivant dans le c½ur et l'esprit
De tant de gens connus, inconnus, tous amis,
On aura beau partir, que veux-tu c'est comme ça,
On aura beau mourir, on ne disparaît pas. »
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# Posté le dimanche 29 avril 2007 15:44

Modifié le mercredi 02 mai 2007 01:05